La réplique de l’Acsif après la sortie du Directeur de la Bhs

C’est avec un cœur meurtri et une profonde tristesse que j’ai suivi l’émission du «  jury de dimanche » de Iradio qui recevait le président de l’APBEF par ailleurs DG de la BHS.

Avec cynisme et contre-vérité au bout des lèvres, ce dit président a cherché ridiculement à esquiver les vraies questions qui lui étaient directement posées par l’éminent journaliste Mamadou Ibra Kane.

Avec beaucoup de peine et sans vergogne aucune, il s’est soustrait des vraies questions de l’heure. Oh ! J’ai envie de lui dire que je partage avec lui toute sa peine car pour tout esprit alerte et incrédule, il n’est qu’un exécutant, qu’un cocontractant d’une entreprise savamment élaborée pour pérenniser l’esclavage dans nos pays.

Hier, l’esclave enchainé ; aujourd’hui l’esclave financier par un endettement avilissant.
Chers compatriote, devons-nous donner caution continuellement à ces atrocités sans commune mesure que nos bourreaux de tous les temps nous font subir ?

Ces ignobles épreuves qu’ils nous font subir depuis belle lurette nous ont plongés dans une pauvreté extrême que seul notre désir de « sutura » nous fait supporter au jour le jour malgré nous. C’est ainsi que l’ACSIF, avec ses vaillants membres ont décidé de donner une réponse d’humanisme  à cette machine de pauvreté qui se déploie à travers le monde et les différentes époques non pas pour nous seuls mais aussi pour notre progéniture.

Liberté pour nous, liberté pour les Africains mais surtout liberté pour nos descendants.
Le plan de guerre contre l’axe du mal consistera pour l’ACSIF de conscientiser tous les fils de ce pays en particulier et les africains en général, dans un premier moment, comme elle s’y prend tous les jours à travers notre éducation financière.

Il s’agira dans un deuxième moment, de ramener les travailleurs de ces structures bancaires à prendre conscience de tout le mal qu’ils infligent aux travailleurs domiciliant leurs avoirs dans leur banque par le fait de la bancarisation.
Enfin, comme l’évoque Marx, nous prendrons « les choses par la racine » pour nous défendre contre ce système anachronique et funeste.

Toute notre crainte repose sur la déclaration du Président de la république prévue ce Mardi qui, nous espérons ne ferait pas dans le clair-obscur comme l’a si bien réussi le président de l’APBEF et ou ces créanciers véreux ne seraient pas les répétiteurs du Président de la république à l’entendre parler.

Famara Ibrahima Cissé
Président de l’ACSIF