Insécurité alimentaire.

Au Sénégal, après une bonne promenade et sans exagération, je découvre que nos marchés recèlent beaucoup de produits que nous consommons en dehors de toute norme sanitaire. Mais, tant que les effets indésirables ne sont pas provoqués par leur consommation, nous continuons à les manger. La viande achetée hors des étales des marchés n’est pas régie par des règles de contrôle sanitaire.

En effet, certains vendeurs se procurent de la viande dont l’apparence suffit pour douter de la provenance. La différence des prix attire une clientèle au porte-monnaie peu garni. Ces bouchers mobiles ravitaillent aussi, les fabricants de brochettes, autres charcutiers de la ville.

Les acheteurs ne se demandent nullement d’où vient cette chair de bœuf ou de caprins. Chacun achète et se tait au grand bonheur des vendeurs. La volatilisation constatée parfois des carcasses d’animaux n’éveillent pas le moindre soupçon chez ces affamés, même si des cas de commerce de cadavres ont été signalés parfois dans certaines villes.

Les produits halieutique sont vendus aussi dans des conditions insalubres par les détaillantes qui exposent pèle –mêle le poisson sur le moindre objet ramassé. Un commerce devenu très prospère pour toutes ces vendeuses à la sauvette, vivant de ce business de proximité, à la faveur d’une politique de consommation locale du poisson national.

L’hygiène dans les lieux de vente de poisson est défectueuse. Malgré les mauvaises odeurs, les clients ne répugnent pas à acheter les produits proposés à bon prix.
Mais la viande et le poisson ne sont pas les seuls dangers potentiels qui menacent la santé publique. Il y a aussi tous ces produits laitiers avariés qui sont bradés à cause de leur mauvaise qualité.