Le Gouvernement met en garde les travailleurs de la SDE

le Gouvernement constate, avec regret, que les travailleurs de la
SDE campent sur leur position intransigeante en exigeant que les 10% du capital consentis aux
travailleurs du secteur leur soient intégralement réservés, à eux seuls, en excluant donc les
travailleurs de la SONES et de l’ONAS quand bien même les trois entités constituent un seul secteur.

Si le Gouvernement reste ouvert à un dialogue constructif avec les syndicats de la SDE, il considère,
en tant que garant des intérêts de tous, qu’une telle prétention n’est pas acceptable ; la satisfaire
permettra certes d’éteindre un feu mais risque d’en allumer d’autres.

A cet égard, le Gouvernement rappelle tout d’abord que des travailleurs ne peuvent déclencher une
grève pour demander une participation au capital d’une société privée de surcroît ; l’employeur
aurait pu donc se prévaloir du caractère illégal de cette grève ; malgré cela, le Gouvernement reste
disponible et ouvert.

Plus grave, le Gouvernement constate que des actes de sabotage sont opérés à travers notamment
l’occupation de sites, la fermeture de vannes, l’arrêt d’installations de traitement d’eau, actes
destinés à perturber la distribution normale de l’eau et prendre les populations en otage.

Le Gouvernement tient à informer les auteurs de ces faits, à quelque niveau de responsabilité qu’ils
puissent se trouver, qu’il s’agit là d’actes inacceptables et répréhensibles qui seront considérés
comme tels avec toutes les conséquences que cela induit dans un Etat de droit.

Le Gouvernement rappelle également que l’Etat du Sénégal a conclu avec la SDE un contrat
d’affermage encore en vigueur ; dans ce contexte, elle reste garante et responsable d’une fourniture
régulière d’eau de qualité aux populations.

Il lui appartient, dès lors, de prendre toutes ses responsabilités et toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces comportements
irresponsables qui constituent de graves menaces pour non seulement le bien-être mais aussi et
surtout la santé des populations, ainsi que pour le fonctionnement normal des établissements de
santé notamment.

Dakar, le 4 décembre 2019
Le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement