Ainsi est la république des « Saï Saï… »

 Il y’a un an, le mot (saï saï) contenu dans une chanson d’un rappeur sénégalais particulièrement inspiré, avait mis hors de lui notre Président, qui trouvait offensant que la jeunesse parlât ainsi de ses dirigeants. De lui en particulier. Il ne fut pas loin de traiter ces « mal parleurs » d’une formule restée légendaire des années 80: « jeunesse mal saine » éructé alors par un président socialiste au plus bas dans l’estime de ses compatriotes; notamment de sa jeunesse. Dont faisait partie, si je ne m’abuse, notre président. Autres temps, mêmes tares, mêmes maux et mêmes mots pour le dire. Quand la tête de la République devient un repaire de « saï saï » de haut vol (et vols) et aux mœurs dégénérées, les forces vives (la jeunesse notamment) s’indignent et l’expriment avec leurs mots (et actes comme des jets de pierres) qui ne seront jamais convenus, ni acceptables par une société à la hiérarchie hypocrite..

Une République de « saï saÏ » de haut vol (et vols), c’est une République où le CRIME, essaime de multiples petits crimes particulièrement ignobles, qui en s’agrégeant, infiltrent, filtrent les rouages , pistons, et jugulaires sociaux des institutions. Et, en en faisant un grand corps malade des rapines de ses dirigeants.

Cela dessine et donne une République en voie de « narcotisation »(je viens de l’inventer, mais on ne vous en fera pas un dessin ). Oui, quand les faits divers squattent les « Unes » des journaux, radios, Tv , avec une délectation à la lisière du Nirvâna, déclenché par les effluves des tonnes de Yamba et les effets « planants » du snif ou de la piqure de la cocaïne, c’est le signe d »une République en dégénérescence avancée .

Pour quelques tonnes miraculeusement saisies par nos douaniers, gendarmes et autres policiers, combien ont échappé à leur perspicacité, et a la finesse de l’odorat de leurs chiens renifleurs? Personne ne le saura. Mais ce qui est tordant de rire, si ce n’était si dramatiquement douteux, c’est quand la quantité saisie la vieille s’amaigrit miraculeusement le lendemain de quelques tonnes! Et ils disent: on s’était trompé dans le comptage. Nous prennent vraiment pour des demeurés ces « saï saï »!

Cocaïne, l’herbe (de toutes sortes), mais aussi des milliers de munitions de guerre qui sortent miraculeusement d’un de nos camps militaires supposé très sécure et sécurisée, et qui prennent le chemin…d’où d’ailleurs ?Elles allaient où ces munitions? On balise en pensant à certaines destinations dans une sous-région malade de ses barbus, criminels enturbanés, qui tuent au nom de Dieu, pillent les richesses, attisent les haines ethniques en s’appuyant sur des détresses sociales résultant des faillites politiques de dirigeants incompétents .

On le sait depuis plusieurs décennies, que la drogue, les drogues, outre les ravages sociaux et autres crimes qu’elle déclenche chez les consommateurs et autres adeptes de la « planade »(ça n’existe pas, faut pas chercher ; c’est le fait de planer suite a la consommation de ces saloperies), elle est aussi une des principales sources des ressources de groupes criminels de toutes sortes, en guerre contre la marche en avant des sociétés. Ils veulent s’opposer à la marche en avant de l’Humanité en tentant un retour en arrière, dans les cavernes préhistoriques avec des interprétations liberticides de la religion qu’ils prétendent purifier.Eau sale ne lavera jamais propre . Ce sont des « Saï Saï » criminels et faux dévots usurpateurs de spiritualité.

En République de « Saï Saï », cette engeance se niche comme de bien entendu, dans les hauteurs, les sommets improbables des institutions de la République en en faisant des repères de prédateurs sous leurs habits d’ »honorables ». Nom de Dieu! Des parlementaires qui « faumonnaie »; qui transforment des feuilles blanches en billets sales et irriguent notre économie d’argent sale! Au coeur de l’institution qui a pour vocation de veiller, surveiller, contrôler, la légalité des lois; la Bonne gouvernance de nos gouvernants, légiférer. Et à l’occasion, si nécéssaire mettre sur pied des commissions d’enquêtes parlementaires (tu parles!), c’est donc là, au cœur de cette supposée « vénérable » institution, sanctuaire d’ »honorables » représentants de la société, C’EST LÀ où se nichent des prédateurs particulièrement répugnants. Des « Saï Saï » très peu honorables. Qui déshonorent nos institutions!

Et que fait cette honorable institution vis à vis de ce crime immonde? Touss! Rien! Nada! D’ara! Haï baté « !. Elle est soudain frappée d’apoplexie profonde d’une intensité d’acide qui s’insinue dans les veines. Une commission parlementaire contre une de leurs brebis honteuses? Tu parles! A la diligence avec laquelle ils ont voulu immoler et enterrer l’impénitent Ousmane Sonko, ils substituent un silence plus que complice. De honte et de déshonneur , ils sont frappés.

D’accord, il est supposé innocent jusqu’à sa condamnation. Mais alors, pourquoi il se taille? Pourquoi d’abord on l’a laissé rentrer chez lui après sa première audition? Pourquoi n ‘a t’il pas dormi comme d’autres plus honorables que lui, avant lui. Même si on lui amenait matelas, moustiquaire, oreiller et toutes autres commodités dus à son rang, mais indus vu ce dont il est soupçonné. Mais non, quelques coups de fil, quelques pressions pressantes venues de toute la galaxie des complicités , des prédateurs qui veulent sauver la tête d’un des leur, l’honorable rentre chez lui et…met les voiles!

Pourquoi n’a t’on pas exercé une surveillance du bonhomme dès sa sortie de la section de recherches en anticipant sur une probable et certaine fuite? Pourquoi? Mais pardi, parce qu’il avait été décédé ( d’on ne sait où) , de l’ex filtrer de cette nasse qui risquait de devenir son linceul de déshonneur.

Un vaudeville tragi-comique qui ne fera rire que les initiés, qui savent quel lévrier actionner pour sorti de très sales et répugnants draps: les « Saï Saï » de sa race de prédateurs à col… noirci de larcins et de trafics en tous genres.

Et notre Justice dans tout me direz vous ? Et notre vitaminé Procureur et amuseur public a ses heures d’éveil? Bah, il semble se livrer à ses jeux addictifs préférés: se boucher yeux, nez, oreilles et bouche scotchée jusqu’à ce que les ordres arrivent pour le sortir de son état de?…Rien du tout!

Voilà. Ainsi est la « République des SAÏ SAÏ ». Appelée à prospérer grâce à des citoyens blasés et amorphes, fatigués d’un quotidien dont ils cherchent à ne pas s’immerger au lieu d’émerger avec l’émergence chantée sur tous les tons. Ils s’épuisent en résistant aux apesanteurs des grands fonds « émergence »fantôme . Que seuls les prédateurs de haut vol voient t et vivent.

ET qui attendent 2024.

D’ici là..

Bah, d’ici là, vive les SaÏ saÏ! En leur République de prédations.

 Demba NDIAYE –