27 septembre 2022

Refus de Macky Sall d’augmenter les salaires : les enseignants menacent

Alors que le mouvement syndical était parti pour connaître une accalmie, surtout dans le secteur de l’Education et de la Formation, la sortie du chef de l’Etat à l’occasion de la cérémonie de remise des cahiers de doléances aux travailleurs le 1er mai 2019, a fait naitre une nouvelle dynamique unitaire des syndicats d’enseignants. Il faut désormais parler du G7. Il s’agit du Saemss, Cusems, Sels, Sels/A, Uden et Snelas/Fc, en plus du syndicat des inspecteurs, le Siens. Le G7 compte mobiliser toutes les forces sociales pour peaufiner un plan d’actions contre l’iniquité et l’injustice. Premier acte : une marche nationale en vue.

En a croire Cheikh Diop un des initiateurs du front, « Le président a sans sourciller, classé les préoccupations des travailleurs dans le registre de la surenchère et écarté toute possibilité de revalorisation des salaires, de correction du système de rémunération dont tout le monde convient de l’iniquité », lit-on dans la première déclaration du G7. Selon les syndicats, « ses propos révèlent un mépris pour les travailleurs, l’inconséquence d’un Président qui, au lieu d’assumer les conséquences de ses choix économiques, cherche des boucs émissaires ».

Précisant que Macky Sall a dépeint un tableau sombre de l’économie aux antipodes du tableau fort reluisant qu’il a vendu lors de la campagne pour se faire réélire, le G7 estime que « les propos du président trahissent un aveu d’impuissance et une cécité en matière de gouvernance économique ».  Les syndicats pensent qu’une augmentation ou un alignement des salaires, sous cet angle n’est point une dépense mais un investissement destiné à augmenter le pouvoir d’achat, à fouetter la consommation. Appelant tous les enseignants et au-delà tous les travailleurs à la mobilisation et à la constitution d’un large front social pour répondre aux provocations des autorités, le G7 exige « la reprise du monitoring des accords dont le nouveau format doit être vite précisé après la suppression du poste de Pm ». Non sans prendre à témoin l’opinion que les enseignants qui représentent plus de 70   % de l’effectif de la fonction publique, ne comptent que pour 11,6% de la masse salariale. « Ces données statistiques sont attestées à suffisance », soutient le G7.

sud quotidien