Emmanuel Desfourneaux descend le Conseil constitutionnel : « Il y a un flou technique dans la vérification »

Le juriste et directeur de l’Institut afro-européen de Paris, Emmanuel Desfourneaux, parle de flou technique dans la vérification des signatures de parrains entamée depuis vendredi par le Conseil constitutionnel. Selon lui, à ce rythme des éliminations actuelles qui vont à bon train, «on aura à peu près 10 à 15 candidats déclarés à la présidentielle de 2019 sur les 27».

«On aura à peu près 10 à 15 candidats déclarés à la présidentielle de 2019 sur les 27 candidats qui ont déposés leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel. Il y a des ténors qui sont «éliminés»», déclare le juriste français qui souligne que même «si la presse sénégalaise parle d’élimination des certains candidats qui ont vu leurs dossiers rejetés, ce n’est pas encore le cas».

«Même si ceux qui, aujourd’hui, voient leur candidature rejetée, ce n’est pas un rejet définitif, ils peuvent effectivement revenir. Ils peuvent se rapprocher du Conseil constitutionnel afin qu’on leurs donne des motifs de ces rejets, et la loi leur donne un délai de 48h  pour faire valoir d’autres parrainages», explique-t-il.

 « Il y a un flou technique dans les vérifications des signatures »

L’invité de l’émission « Objection » du Sud Fm de ce dimanche 30 décembre dénonce un flou technique dans les vérifications des signatures avant de se questionner :: «comment se fait-il que Khalifa Sall qui, aujourd’hui, voit sa candidature être accueilli favorablement, voit plus de 9000 de ses parrains rejetés. Et, selon son mandataire, ils seraient rejetés parce que notamment il y aurait des doublons. Comment donc on peut avoir des doublons?»

Et de poursuivre dans ses interrogations, «Comment se fait-il qu’il y ait des doublons lorsqu’il y a une marge considérable d’avoir finalement d’autres électeurs parmi les 70% restants du corps électoral. J’ai un peu de mal à comprendre qu’1/3 voire parfois plus des parrains soit rejeté sur un des motifs que constitue le doublon du parrainage».